Pierre Brulhet, L’enfant du cimetière, Éditions Séma, 30 septembre 2018

Publié le par Maude Elyther

illustration de couverture par Cécile Rastouil

illustration de couverture par Cécile Rastouil

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4ème de couverture

Abandonné par une nuit pluvieuse, un bébé grandit parmi les Esprits du cimetière. Il connaîtra, dans ce lieu intemporel, l’Amitié et l’Amour.

Avant-propos

J'ai lu ce roman l'année dernière, dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge 2019 que j'ai malheureusement abandonné en cours de route. À noter que depuis, le second et troisième tomes sont sortis mais que la maison d'édition n'existe plus.

Mots clefs

roman jeunesse - gothique - cimetière - amitié - famille - fantômes - monde des vivants - imagination - enfant/adulte

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Pierre Brulhet, L’enfant du cimetière, Éditions Séma, 30 septembre 2018

Mon retour

À ne pas confondre avec L’enfant des cimetières de Cédric Sire, puisqu’ici nous sommes dans un roman jeunesse, ce premier tome d’une saga gothique nous entraîne dans les coulisses d’un cimetière. Placé dans un mausolée alors qu’il n’était qu’un nourrisson, Yohann trouve une famille adoptive inespérée et fantasque : les fantômes du cimetière ! Seul vivant parmi eux, il s’est néanmoins intégré parmi eux, à cette existence inversée par rapport au monde des vivants : dormir le jour et évoluer la nuit. Pourtant, malgré son jeune âge, le garçon se pose des questions : pourquoi a-t-il été abandonné ? À cette interrogation, viennent s’ajouter sa rencontre avec la belle Ora et une menace pour la communauté débarquant tout droit du monde des vivants.

Le cimetière représente une ville et ses habitants sont plus vivants et loufoques que les vivants. D’ailleurs, Yohann ne s’intéresse pas réellement au monde de ces derniers, pourtant, il va y être confronté. L’univers du cimetière créé par Pierre Brulhet se montre très original : le côté joyeux plutôt que macabre nous transporte dans les dédales des vieilles allées du cimetière, jusqu’au marais et au saule, mais aussi dans le monde des vivants qui se montre décidément bien dur et cruel. Cette distinction entre ces deux mondes représente au final deux âges : l’enfant et l’adulte. Pour autant, devenir adulte signifie-t-il abandonner au placard son imagination et son regard émerveillé sur ces petits riens et détails qui nous entourent ? La fin de ce premier tome met bien en avant cette interrogation.

L’écriture est fluide, adoptée à un jeune lectorat. En cela, le roman présente des raccourcis, pour autant, les thématiques abordées n’en pâtissent pas. L’amitié, l’amour, la famille, la famille composée, l’enfance avec ses aventures, ses obstacles, les autres…

Pierre Brulhet, L’enfant du cimetière, Éditions Séma, 30 septembre 2018
Pierre Brulhet, L’enfant du cimetière, Éditions Séma, 30 septembre 2018

Publié dans chronique personnelle

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