Ecdysis, Laureen Rooryck, Éditions Sterenn, collection : Aux épines, 14 février 2024

Publié le par Maude Elyther

Ecdysis, Laureen Rooryck, Éditions Sterenn, collection : Aux épines, 14 février 2024
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4ème de couverture

Ecdysis : processus de mue. Se dévêtir du lourd manteau sans âge, faire peau fraîche et se parer de renouveau.

Il flotte entre ces pages une odeur de fleurs séchées, coupée de l’écume des brises marines. Coquillages fêlés et oraisons spectrales s’entrechoquent au rythme d’une danse chimérique. Chaque poème se révèle une ode à la nature et à la magie, sous toutes leurs formes. Le passé, le présent et le futur se confondent ; les frontières se brouillent et ouvrent de nouvelles perceptions. Ecdysis est la trajectoire d’une transformation, le tableau en clair-obscur d’une métamorphose, l’éclosion de ce qui gronde en nous à l’épreuve de la vie et de la mort. La poésie s’y fait mue, rituel, passage. Elle est à la fois un adieu à l’ancien et un hymne au changement. Les sorcières y côtoient les fantômes dans un ballet flamboyant : sous les rayons de la lune règne la liberté de devenir soi.

Autrice et illustratrice, Laureen Rooryck dévoile un univers à l’onirisme mélancolique, hanté par son goût pour l’archéologie, l’art et l’histoire. Passionnée d’artefacts et d’anecdotes, cette grande curieuse de mystères explore aussi bien les légendes de sa Bretagne de coeur que celles plus urbaines de sa vie parisienne.

Création graphique, couverture et mise en pages : Lucile Escallier

Mon retour

*J'ai reçu ce recueil de poésie dans le cadre d'une masse critique Babelio que je remercie, ainsi que les Éditions Sterenn, pour l'envoi.*

Ecdysis est une lecture parfaite en cette transition saisonnière, à l'heure où flottent les derniers effluves des rayons de soleil sur la plage, alors que les jours s'assombrissent et se parent de mystères. Les poèmes de Laureen Rooryck invoquent la sorcière en nous à se débarrasser de ses oripeaux, sortir de la mue, pour embrasser son feu et sa liberté.

L'image du serpent, en filigrane, reflète cette notion de transformation, pour une image de soi neuve, flamboyante. Cette symbolique se ressent autant dans les textes qu'elle se voit via la mise en page qui passe de page blanche à noire avec la silhouette serpentine.

Laureen Rooryck convoque les sorcières, les fantômes, les fleurs séchées, les coquillages, la nuit, l'écume, le feu, mâtinant par moment son tissage de touches plus orientales. Ingrédients ésotériques, artéfacts discrets, ils évoquent rituels et incantations.

En parlant d'incantation, j'ai eu le besoin de lire les poèmes à haute voix, pour les matérialiser hors de leur support papier. Certains passages m'ont plus parlé que d'autres car j'y trouvais plus d'échos à mon propre univers.

Sous ces airs de paysages de nature morte, la magie et la nature, l'impermanence, sont au cœur de ce bel écrin. C'est une communion avec le vivant, avec les éléments, qui réconcilie nos parts d'ombre et de lumière pour les transcender.

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Ecdysis, Laureen Rooryck, Éditions Sterenn, collection : Aux épines, 14 février 2024

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Publié dans masse critique Babelio

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