Kritika H. Rao, La cycle des rages - tome : Les Survivants du Ciel, Éditions Albin Michel Imaginaire, 27 août 2025

Publié le par Maude Elyther

illustration de couverture : Didier Graffet

illustration de couverture : Didier Graffet

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4ème de couverture

« D’une inventivité à couper le souffle, Les Survivants du ciel est un grand voyage au cœur d’un monde menacé par les tempêtes. Ce roman passionnant explore jusqu’au vertige ce qui nous définit en tant qu’êtres humains. »

Tasha Suri, lauréate du World Fantasy Award

Après une catastrophe globale, l’Humanité s’est réfugiée dans les cieux, parmi des cités végétales maintenues en lévitation grâce à la trajection, une magie que les architectes sont les seuls à maîtriser.
Iravan fait partie de cette puissante caste. Soupçonné d’avoir succombé à l’extase, un état second redouté de tous, car susceptible de provoquer la disparition totale d’une cité, il risque de tout perdre. Même l’amour de sa femme, Ahilya, l’unique archéologue de la cité de Nakshar.
Alors que leur mariage semble condamné et au moment où la cité s’enfonce peu à peu dans des zones de turbulence dangereuses, Ahilya fait une découverte archéologique extraordinaire qui remet soudain tout en question.

Mon retour

Imaginez que les humains ont quitté la jungle pour se déraciner dans le ciel. Il y longtemps de cela, pour survivre, échapper aux rages de terre (tempêtes destructrices et cycliques), certains ont commencé à trajecter, à tisser des étoiles dans un inter-espace ; apprivoisant les plantes. À partir d’arbre-cœur, ils ont mis au point des cités volantes.

Aujourd’hui, les architectes et maîtres-architectes sont au sommet d’un système sociétal de castes. Les simples citoyens et les solaristes sont de moindre importance. Pour accentuer le tout, l’autrice met au centre de son récit un couple aux deux opposés : Iravan, un architecte devenu maître-architecte, et Ahilya, la seule archéologue de la cité de Nakshar.

Ils incarnent chacun deux mondes distincts : celui dicté et écrit par les architectes, et celui en quête de vérité, en quête des racines.

Durant les accalmies, la cité se pose sur la jungle et Ahilya y mène des expéditions pour trouver des réponses. Au cours de l’expédition au début du récit, sur laquelle se greffe de force Iravan, elle retrouve un yaksha (animal géant), une troublante idée alors va fleurir dans son esprit, à l’encontre du dogme des architectes.

Les rages de terre sont de plus en plus rapprochées et intenses, les architectes s’épuisent, et font face, bien que dans le déni, à une instabilité de la trajection, les cités vont de nouveau faire face à leur survie. Au cœur de ces dangers, la voie qu’emprunte Ahilya s’apprête à bousculer fondement et croyances.

* Service presse, merci à Gilles pour l'envoi de ce roman !

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Kritika H. Rao, La cycle des rages - tome : Les Survivants du Ciel, Éditions Albin Michel Imaginaire, 27 août 2025

Ce que j’ai aimé

- L’univers d’inspiration indienne, notamment à travers la philosophie de réincarnation, de lien entre les êtres vivants.

- La plume de l’autrice qui m’a particulièrement plu lors des passages plus expérimentaux (avec Iravan).

- La capacité de trajection qui est étendue et réappropriée par Iravan (l’interférence, l’extase, la double/triple vision…).

- La normalisation des couples gays et lesbiens.

- La fin qui déploie un enchevêtrement racinaire depuis le passé.

Ce que j’ai moins/pas aimé

- Le récit essentiellement centré sur le couple Ahilya/Iravan qui ne faisaient que s’opposer l’un à l’autre, tous deux empreints de colère et en mal de confiance (manque de confiance appuyée par les non-dits et les « secrets » des architectes). Honnêtement, j’avais l’impression de lire la même chose et j’ai été lassée, heureusement que la fin m’a captivée.

Kritika H. Rao, La cycle des rages - tome : Les Survivants du Ciel, Éditions Albin Michel Imaginaire, 27 août 2025

En bref

Malgré les redondances et lassitudes causées par les « je t’aime moi non plus » des deux personnages principaux, l’univers végétale (fond et forme), avec ses thématiques climatiques et philosophiques appuyées sur un passé réécrit, des racines oubliées, a été une belle découverte. Bien que ce roman rappelle d’autres œuvres (ne serait-ce que Le Château dans le ciel de Hayano Miyazaki), il se distingue par sa philosophie qui se fait fantasy.

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